Faits généraux

Les réfugiés, les personnes déplacées, les chercheurs d’asile et les apatrides sont tous des mots ou expressions utilisés pour décrire les personnes forcées de fuir leur foyer. Chaque terme renvoie cependant à un groupe particulier de personnes. En 2015, 60 millions de personnes dans le monde appartenaient à l’une ou l’autre de ces catégories, le double de la population canadienne!

En 2014, les conflits et la persécution ont obligé 42 500 personnes par jour en moyenne à quitter leur foyer et à chercher refuge ailleurs.

Réfugié : personne qui se trouve à l’extérieur du pays de sa nationalité « craignant avec raison d’être persécutée » (Convention relative au statut de réfugié de 1951). Les réfugiés ont droit à la protection et à l’aide internationales. Il y avait 19,5 millions de réfugiés dans le monde à la fin de 2014, soit environ 2,9 millions de plus qu’en 2013.

Personne déplacée à l’intérieur de son propre pays : personne qui a fui son foyer, mais qui n’a pas franchi une frontière internationale. Environ 38,2 millions de personnes ont été déracinées de force et déplacées à l’intérieur de leur propre pays selon des chiffres publiés en 2015.

Chercheur d’asile : personne qui veut obtenir la protection en tant que réfugié et qui attend l’examen de sa revendication. Parce qu’il ne possède pas le statut de réfugié, le chercheur d’asile n’est pas protégé en vertu du droit international et risque d’être renvoyé dans son pays d’origine.

Apatride : un apatride est une personne dont aucun État ne reconnaît la nationalité. Les apatrides n’ont pas de carte d’identité gouvernementale. Pour cette raison, il leur est difficile, voire impossible, d’ouvrir un compte bancaire, de fréquenter une école, de trouver du travail ou de se déplacer. Une personne peut devenir apatride pour diverses raisons : la discrimination contre certains groupes; la redéfinition de frontières; des lacunes dans les lois sur la nationalité. Selon l’UNHCR, 10 millions de personnes sont apatrides dans le monde.