Les enfants en situation de crise

Environ la moitié de la population déplacée de force dans le monde est constituée d’enfants. Autrement dit, quelque 30 millions d’enfants sont déplacés, un nombre qui n’avait jamais atteint ce sommet en plus d’une décennie.

Les enfants sont les plus menacés : leur dépendance à l’égard de leurs parents/aidants familiaux les rend encore plus vulnérables en période de conflit, de crise ou de déplacement et accroît leur risque d’être mal nourris, victimes de mauvais traitements, d’exploitation et de maladies.

De nombreux enfants déplacés finissent par devoir travailler dans des circonstances dangereuses ou dégradantes pour venir en aide à leur famille. Et même si les chiffres varient, en Syrie seulement, plus de deux millions d’enfants ne vont pas à l’école, ce qui, selon un organisme de protection des enfants des Nations Unies, les retardent de 10 ans dans leur éducation.

La fréquentation scolaire donne aux enfants un sentiment de normalité et favorise la résilience devant les catastrophes. Un grand nombre des partenaires de la campagne offrent des programmes d’enseignement dans les camps de réfugiés et aux enfants déplacés dans leur propre pays.  

Selon des recherches récentes, l’éducation des enfants est l’une des grandes priorités de leurs parents. Pour les réfugiés, l’éducation est la clé d’un avenir sûr et durable. Les Nations Unies estiment que dans le monde, seule la moitié de tous les enfants réfugiés sont inscrits à l’école primaire, et un sur quatre au secondaire. Un pour cent seulement des jeunes réfugiés sont inscrits à des études supérieures.

Certains enfants n’ont jamais connu la vie à l’extérieur des camps de réfugiés. Tous les jours, des milliers d’enfants naissent dans des camps de réfugiés dans le monde.