Campagne dirigée par la
Un souhait

Jamal Mahyob, 27 ans, vit avec son épouse Badria, 26 ans, et leurs deux enfants Sami*, 4 ans, et Ameen*, 1 an, dans une petite tente, dans un camp du village d’Al-Quba.

« Seuls ceux qui vivent à l’étranger parce qu’ils ont dû quitter leur foyer pour vivre en sécurité peuvent comprendre ce que c’est d’être déplacé. J’ai perdu mon emploi parce que mon employeur n’avait plus les moyens de payer des salaires et finalement, il a fermé son magasin », raconte-t-il.

Badria témoigne : « Nous nous heurtons à de nombreux obstacles et problèmes en raison du conflit. Les jours pluvieux, nous devons rester à l’intérieur de la tente toute la journée parce que l’eau de pluie s’accumule autour de la tente et nous avons très froid. »

Badria craint pour la santé de ses enfants pendant les nuits froides et elle dort parfois sans couverture pour garder ses enfants au chaud.

« Parfois, mon mari ne trouve pas de travail et revient à la maison les mains vides. Lorsque notre voisin, dans la tente à côté de la nôtre, nous entend parler, il nous donne un peu de pain pour nourrir les enfants », raconte-t-elle.

Jamal et Badria souhaitent seulement que le conflit cesse pour pouvoir retourner chez eux, trouver du travail et acheter de la nourriture aux enfants.

*Le nom des enfants a été changé pour protéger leur identité.

D’autres histoires
Fuir le Yémen
Lire
Une mission redoutable
Lire
À la recherche de secours médical
Lire
Un souhait
Lire
60
millions de personnes dans le monde sont déplacées en raison de crises. La moitié sont des enfants.